ISSN: 2155-9899
Michael Lam, Jeanne Tie, Belinda Lee, Jayesh Desai, Peter Gibbs et Ben Tran
L’inflammation est de plus en plus reconnue comme un facteur majeur dans le développement et la progression du cancer. Alors que l’inflammation locale, représentée par une densité plus élevée de cellules immunitaires infiltrant la tumeur, est associée à de meilleurs résultats, la présence d’une inflammation systémique est à l’inverse associée à de moins bons résultats. Ce phénomène a été largement étudié dans le cancer colorectal, où il a été démontré que des substituts de l’inflammation systémique, tels que l’albumine sérique, le peptide C-réactif, les neutrophiles et les lymphocytes, avaient une signification pronostique indépendante des facteurs clinicopathologiques traditionnels. Malgré la solidité de ces données cliniques, les mécanismes biologiques sous-jacents aux mauvais résultats ne sont pas bien compris. Cette revue détaille l’impact de l’inflammation systémique sur les résultats du cancer colorectal et examine ce que l’on sait de la biologie sous-jacente.